Un lien entre l'obésité de l'enfant et sa fonction cognitive, c’est ce que révèlent ces chercheurs de l’Université de l'Illinois en montrant que les réponses cérébrales et comportementales d’enfants atteints d’obésité sont ralenties. Cette réactualisation de données publiées dans la revue Cerebral Cortex suggère que l'obésité est associée à une diminution du contrôle cognitif, impliquant le cortex préfrontal et le cortex cingulaire antérieur impliqués dans le contrôle de l'action.
Si, en France, l’Académie de Médecine préfère rester prudente sur le recours à la chirurgie de l’obésité ou chirurgie bariatrique, pour traiter le diabète de type 2, en particulier pour des patients à moindre excès de poids, de très nombreuses études maintenant ont démontré l’efficacité à long terme de la chirurgie bariatrique en traitement des troubles métaboliques. Cette étude semble ajouter un point presque final au débat, en démontrant que non seulement la chirurgie bariatrique est efficace mais plus efficace encore que le traitement médical seul dans la gestion du diabète de type 2.
Si la chirurgie de l’obésité ou chirurgie bariatrique accumule les preuves de son efficacité contre le diabète, elle montre aussi ici, avec cette étude de l'Université de Floride du Sud (Tampa) son efficacité dans la stéatose hépatique non alcoolique. Ces conclusions, présentées à la Digestive Disease Week, montrent même une inversion de la fibrose du foie lorsqu’à stade précoce, l'épaississement et la cicatrisation des tissus hépatiques.
Cette étude du King College de Londres révèle un lien important entre le risque d’obésité et un gène très particulier, qui code pour une enzyme de dégradation des glucides, l’amylase salivaire. Ainsi les personnes « démunies » en copies de ce gène codant, auraient un risque accru d'obésité. Ces conclusions, publiées dans Nature Genetics, suggèrent, en cas de surpoids ou d’obésité, de personnaliser les conseils diététiques en fonction de la prédisposition génétique et des enzymes de digestion du patient.
Ces hydrates de carbone fermentescibles, ou leur produit, l'acétate de cellulose, testés ici avec succès sur des souris, restent à tester chez l’Homme. Reste également à trouver une formulation riche en hydrates de carbone fermentescibles, sûre et acceptable car en trop grande quantité, ils peuvent entrainer la diarrhée, des ballonnements, des douleurs intestinales et des flatulences. Cependant, la piste, décrite dans la revue Nature Communications semble très prometteuse.
Un test sanguin, sur l'ADN, pour détecter vers 5-7 ans les enfants à risque d’obésité à l’adolescence, c’est la perspective ouverte par cette petite étude britannique publiée dans Diabetes, la revue de l’American Diabetes Association (ADA). Basé sur la détection de la méthylation de certains gènes, un processus qui va modifier leur expression, ce test semble pouvoir prédire l’évolution du volume de graisse corporelle, quelques années plus tard.
Consommer du riz est associé à un meilleur équilibre alimentaire, à la perte de poids et, globalement, améliore les marqueurs de bonne santé, selon les conclusions d’une recherche, publiée dans la revue Food and Nutrition Sciences. Attention cette étude est co-financée par la Rice Foundation américaine, mais, menée auprès d'un échantillon de 14.386 adultes par une équipe du Baylor College of Medicine, ses conclusions fournissent des indications qui peuvent être prises en compte.
Il est des périodes critiques pour la définition du risque d'obésité, comme les premiers mois de vie. L’allaitement maternel a durant cette période tout son rôle à jouer, rappelle cette étude française de l’Inserm, qui prend en compte l’apport nutritionnel sur les 2 premières années de vie. Ses conclusions présentées dans le Journal of Pediatrics, démontrent l’association entre l’allaitement maternel et le risque d’obésité à 20 ans.
L’altitude, un facteur anti-obésité ? Non, ce serait le manque d'oxygène en altitude qui réduirait l’appétit, explique cette étude américaine qui constate, sur près de 100.000 militaires, que ceux affectés aux zones de haute altitude ont une tendance moindre au surpoids, que les troupes affectées à des zones de basses altitudes. Les conclusions, présentées dans la revue PLoS ONE, sont plus amusantes qu’utiles car, à part déménager vers les sommets…Cependant, elles posent la question des effets possibles de l’oxygène sur la variation de l'appétit.
Moins de sommeil implique un besoin accru d’énergie. Ainsi, dès l’âge d’un an environ, la durée de sommeil est déjà associée à l’apport nutritionnel. C'est pourquoi, les très jeunes enfants qui dorment moins mangent plus, avec pour conséquence un risque accru d'obésité plus tard dans la vie, conclut cette étude menée par des chercheurs de l’University College London (UCL). Les conclusions, publiées dans l’International Journal of Obesity évaluent ainsi à 10%, le montant de l’augmentation de l’apport calorique liée au manque de sommeil chez le petit enfant.
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