Des liens possibles entre l'obésité maternelle pendant la grossesse et le risque de troubles du développement chez l'enfant ont déjà été suggérés. Cependant cette étude de l'Institut norvégien de santé publique suggère que l'obésité paternelle pourrait être un facteur de risque bien plus élevé que l'obésité maternelle. Les conclusions, présentées dans la revue Pediatrics, suggèrent un lien génétique ou épigénétique, indépendant et fort, entre l'obésité chez le père et le développement d'un TSA chez l'enfant.
Une étude précédente avait déjà montré que consommer une soupe à petite gorgées réduisait de 30% la quantité totale consommée. Une autre, plus ancienne, que les mangeurs rapides (fast eaters) consomment 90 grammes de nourriture à la minute, à comparer à 70 g/mn pour les gastronomes. Cette étude plus récente, publiée dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, confirme que manger lentement et surtout bien mâcher, contribue à réduire l'apport alimentaire en favorisant le contrôle de l'appétit.
C’est ce que constate cette étude autrichienne, un risque accru de certaines maladies chroniques et une moins bonne qualité de vie, chez les végétariens- en comparaison des « mangeurs de viande ». Mais l’étude, présentée dans la revue PLoS ONE, démontre l’association et non la relation de cause à effet. En effet, les personnes en moins bonne santé pourraient opter pour un régime végétarien perçu comme plus sain.
L’ocytocine, appelée aussi « hormone de l’amour » et dont les bénéfices suggérés se multiplient, pourrait contribuer à améliorer les symptômes de l’anorexie. Un trouble du comportement alimentaire qui se développe fréquemment peu après la puberté, en simultané avec une obsession de la nourriture et du poids. Cette étude, publiée dans la revue scientifique Psychoneuroendocrinology, qui a regardé l’effet de l’ocytocine administrée par spray intranasal, sur la réponse aux stimuli alimentaires, doit être confirmée sur un échantillon plus large et sur un plus long terme.
Avec la sédentarité et un régime alimentaire de mauvaise qualité riche en aliments transformés, nous vivons aujourd’hui dans un environnement très différent de celui auquel nous nous sommes adaptés au fil de l'évolution humaine. Ce décalage entraîne un grand nombre de maladies chroniques comme l'obésité et le diabète. Tous ces facteurs semblent agir de concert sur notre santé. Ces chercheurs de l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA) montrent ici que la junk food et le surpoids qu’elle entraîne, nous conduit à la paresse et à la sédentarité.
Des résultats scolaires inférieurs, chez les adolescentes atteintes d’obésité, et en particulier en maths, en sciences et en langues, c’est ce que constate cette étude de l’université de Strathclyde (Glasgow), publiée dans l’International Journal of Obesity. Alors que les autres facteurs de risque de mauvais résultats scolaires ont bien été pris en compte, un IMC élevé apparaît ici comme un facteur indépendant de risque d’échec scolaire.
L’idée selon laquelle le tabagisme inhibe l'appétit est déjà bien connue et la voie de suppression de l’appétit déclenchée par la nicotine a même été identifiée. Arrêter de fumer est associé à une prise de poids moyenne estimée à près de 3 kilos. Cette étude de l'Université de Washington apporte un élément nouveau : Le tabagisme interfère chez les femmes obèses avec leur capacité de percevoir le goût des graisses et des « sucreries », les entraînant à en consommer encore plus.
Un lien entre l'obésité de l'enfant et sa fonction cognitive, c’est ce que révèlent ces chercheurs de l’Université de l'Illinois en montrant que les réponses cérébrales et comportementales d’enfants atteints d’obésité sont ralenties. Cette réactualisation de données publiées dans la revue Cerebral Cortex suggère que l'obésité est associée à une diminution du contrôle cognitif, impliquant le cortex préfrontal et le cortex cingulaire antérieur impliqués dans le contrôle de l'action.
Si, en France, l’Académie de Médecine préfère rester prudente sur le recours à la chirurgie de l’obésité ou chirurgie bariatrique, pour traiter le diabète de type 2, en particulier pour des patients à moindre excès de poids, de très nombreuses études maintenant ont démontré l’efficacité à long terme de la chirurgie bariatrique en traitement des troubles métaboliques. Cette étude semble ajouter un point presque final au débat, en démontrant que non seulement la chirurgie bariatrique est efficace mais plus efficace encore que le traitement médical seul dans la gestion du diabète de type 2.
Si la chirurgie de l’obésité ou chirurgie bariatrique accumule les preuves de son efficacité contre le diabète, elle montre aussi ici, avec cette étude de l'Université de Floride du Sud (Tampa) son efficacité dans la stéatose hépatique non alcoolique. Ces conclusions, présentées à la Digestive Disease Week, montrent même une inversion de la fibrose du foie lorsqu’à stade précoce, l'épaississement et la cicatrisation des tissus hépatiques.
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