Depuis quelques mois, les études se succèdent pour apporter des indices de l’inversion de la courbe de l’obésité infantile américaine, une obésité dont la prévalence a doublé au cours des dernières décennies. Déjà en août dernier, les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) faisaient état d’une légère amélioration chez les enfants d'âge préscolaire. Venant confirmer les résultats d’efficacité du Plan de lutte américain contre l’obésité et des centaines d’actions, dont celles initiées par Michelle Obama, cette nouvelle étude, toujours menée par les CDC et publiée dans le JAMA vient confirmer cette tendance à l’inflexion, chez les plus jeunes.
« Vous êtes ce que vos ancêtres ont mangé », c’est le titre de l’ouvrage de cet anthropologue, Christopher Kuzawa, de la Northwestern University, qui présente sa théorie lors de la Réunion annuelle de de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS) à Chicago. Non seulement notre santé actuelle reflète les régimes alimentaires de nos parents et de nos grands-parents mais, au-delà, les évolutions environnementales vécues par nos ancêtres, ont entraîné des variations en biologie humaine.
Faudra-il remplacer une dépendance par une autre ? C’est un peu ce que suggère cette étude. En jouant quelques minutes à Tetris, on pourrait peut réduire son appétence pour la nourriture, les cigarettes ou encore l'alcool, selon cette étude menée à l'Université de Plymouth et publiée dans la revue Appetite. En cause, la concentration nécessaire pour accomplir une tâche visuelle, ici avec le jeu Tetris, et donc la déconnexion possible de l’imagerie alimentaire…
Ces psychologues sont partis en effet de l'hypothèse que l'imagerie est au cœur de l'envie et que la stimulation visuelle induite par le jeu pourrait réduire ces envies, assez longtemps pour les éteindre définitivement.
C’est même type de comportement impulsif qui conduit certaines personnes à l’excès d’alcool, à l’usage et la dépendance aux drogues qu’à une relation malsaine avec la nourriture, suggère à nouveau cette étude de l'Université de Géorgie. Impulsivité rime ici avec risque accru de dépendance alimentaire et donc avec risque d’obésité. La question est à nouveau posée d’une nouvelle approche clinique de l’obésité, liée à l’hyperphagie boulimique, comme une forme de toxicomanie.
Irréversibles, les effets à long terme de l'obésité infantile car même en cas de perte de poids, ces effets sur la santé persistent plus tard dans la vie, révèle cette analyse des études disponibles. Les conclusions, présentées dans la revue Gerontology, alertent : Plus tôt se développe l'obésité, plus tôt apparait sa cohorte de complications, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, le syndrome métabolique et le cancer.
Chez les hommes aussi, l'obésité et le diabète de type 2 sont impliqués dans le développement de la dysfonction des voies urinaires. Cette étude, menée à l’Université de Californie- San Francisco, ouvre une piste d’amélioration possible. Ses conclusions, publiées dans le Journal of Urology, suggèrent, qu’une intervention intensive sur le mode de vie, permet de réduire rapidement la prévalence de l’incontinence urinaire, chez des hommes diabétiques en surpoids ou obèses.
Des pratiques des parents peu favorables en matière d'alimentation du nourrisson, voire obésogènes, sont mises en avant par cette étude de l’Université de Caroline du Nord. Les conclusions, obtenues sur un large échantillon d'enfants et publiées dans l’édition d’avril de la revue Pediatrics, incitent à débuter les actions de prévention de l'obésité bien plus tôt encore. Et si l’étude est menée aux Etats-Unis, elle a le mérite de révéler des comportements à éviter pour l'alimentation du petit enfant.
Attendez-vous à des changements d'appétit, de goût et même d’odorat après une intervention de . La chirurgie de l’obésité entraîne donc aussi des modifications sensorielles, qui d’ailleurs ne sont pas tous négatives et pourraient même conduire à une plus grande perte de poids chez les patients.
Lisa Graham, auteur principal de l'étude explique que ses expériences cliniques avec les patients qui ont subi cette intervention de pontage gastrique ont révélé ces modifications sensorielles, pourtant jamais encore documentées dans la littérature scientifique.
Dépression et obésité ont déjà été associées, cependant, cette étude de l'Université de Rutgers-Camden (New Jersey) montre que les adolescentes qui souffrent de l'un de ces troubles vont accroître leur risque pour l'autre trouble, plus tard dans la vie. Cette constatation, documentée dans l’International Journal of Obesity, rappelle aux professionnels, comme aux parents, que l'adolescence est une période critique de développement de la dépression comme de l’obésité.
Ces corps gras d'origine nutritionnelle agissent sur notre cerveau et précisément sur le circuit de la récompense impliqué dans la dépendance aux drogues, confirme cette nouvelle étude française sur l’animal. Ses conclusions publiées dans la revue Molecular Psychiatry montrent même le lien entre les fluctuations de concentration de triglycérides et l'élaboration par le cerveau de la récompense. Un pas de plus dans la compréhension du mécanisme compulsif sous-jacent à l'obésité, envisagée de plus en plus, au fil des études, comme une forme de dépendance, alimentaire.
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