Ce n’est pas la première étude à révéler cette capacité remarquable de certains phénols présents dans les coques de fèves de cacao et les grains de café, mais aussi le thé, à inverser les effets cellulaires néfastes de l’obésité et de ses conditions associées, l’inflammation chronique et la résistance à l’insuline. Les chercheurs en Sciences de l’alimentation et en nutrition humaine de l’Université de l’Illinois se sont à nouveau intéressés au potentiel de ces composés anti-inflammatoires présents dans les enveloppes de grains de café, non seulement pour confirmer leurs bénéfices dans le soulagement des maladies chroniques, mais également dans le cadre d’une économie responsable : ces travaux, présentées Food and Chemical Toxicology concluent en effet que ces 1.160 000 tonnes d’enveloppes de grains, qui finissent comme déchets, pourraient être utilisées pour produire un supplément extrêmement bénéfique, un brûleur de graisse à la fois naturel et efficace.
Alors qu’au fil des tendances, de multiples régimes sont mis en avant tour à tour, avec des allégations spécifiques, cette étude du Fred Hutchinson Cancer Research Center (FHCRC, Seattle) apporte un repère nutritionnel de base aux femmes : adhérer à un régime alimentaire allégé en acides gras et riche en fruits, légumes et céréales apporte de multiples avantages. Ces données présentées dans le Journal of Nutrition montrent que ce simple principe nutritionnel permet de réduire la mortalité après un cancer du sein, de ralentir la progression du diabète et de prévenir les maladies coronariennes.
Notre corps a besoin de vitamine D pour absorber le calcium et maintenir la solidité et la santé des os. De nombreuses personnes se voient prescrire des suppléments de vitamine D et certains patients peuvent prendre jusqu’à 20 fois la dose quotidienne recommandée pour prévenir ou traiter diverses affections médicales pouvant être liées à une carence en vitamine D. Cette équipe de l’Université de Calgary a voulu préciser la bonne dose.
L’alimentation et son effet sur les bactéries du microbiote intestinal pourrait jouer un rôle clé dans la réduction du risque d’Alzheimer. Cette nouvelle recherche du Wake Forest Baptist Medical Center (Caroline du Nord), présentée dans la revue EBioMedicine, en identifiant plusieurs signatures microbiotiques distinctes – des substances chimiques produites par les bactéries – associées à la déficience cognitive légère (MCI), réaffirme à nouveau le rôle clé de l’axe intestin-cerveau.
La metformine, un antidiabétique oral, n’a pas la même efficacité chez tous les patients. Leur alimentation et donc leur microbiote intestinal est très certainement en cause, conclut cette équipe de du MRC London Institute et de l’Imperial College. On savait que les médicaments en particulier les antibiotiques, avaient une grande influence sur notre microbiote, ces nouvelles conclusions présentées dans la revue Cell montrent, dans l’autre sens comment l’alimentation et le microbiote influent de manière significative sur la réponse au traitement.
Et le risque d’un large éventail de maladies chroniques pourrait être très réduit avec cette simple consommation de quelques noix, chaque jour. Ces données d’une équipe de l’Impérial de Londres, présentées dans la revue BMC Medicine, montrent que 20g de noix par jour suffisent à réduire le risque de maladie cardiaque, de cancer et autres maladies chroniques. Des conclusions peu contestables puisqu’issues des données de plus de 800.000 participants.
Dans la littérature scientifique, la carence en vitamine D, fréquemment associée à une insuffisance d’exposition (raisonnable) à la lumière du soleil, est documentée comme associée à toute une gamme de complications, en particulier à la fragilité et à la maladie osseuses. Les personnes carencées devraient prendre une supplémentation, ainsi que certains groupes de population plus à risque, dont les femmes enceintes.
Compléter un régime alimentaire avec des fibres fermentescibles (dont l’amidon) peut réduire l’appétit et le gain de poids corporel. Mais voilà, il existe une condition à cet effet, le récepteur d’acide gras libre 2 (FFAR2). C’est la démonstration de cette équipe britannique qui décrypte encore un peu plus le mécanisme sous-jacent « fibres fermentescibles-microbiote-métabolisme et satiété », dans la revue Nature Reviews Endocrinology.
Le thé, seconde boisson la plus consommée au monde après l'eau est utilisé depuis des milliers d'années pour ses vertus médicinales et ses bénéfices pour la santé. Cette équipe allemande de l’Université Schleswig-Holstein décrypte le processus d’un de ses effets bénéfiques, souvent documenté, sur la santé métabolique et contre le diabète et l’obésité. Au centre de ce processus, décrit dans la revue PLoS ONE, à nouveau une catéchine, l’Épigallocatéchine -3-gallate (EGCG), qui va inhiber une enzyme clé associé au développement du syndrome métabolique.
Si plusieurs études ont suggéré des risques associés à la consommation d’aspartame, l’édulcorant a néanmoins été confirmé comme « sûr » par la dernière évaluation de l’Agence de sécurité européenne EFSA. On en consomme pour réduire ses apports en sucres, cependant… Cette étude du Massachusetts General Hospital (MGH) révèle un mécanisme possible qui contribue à expliquer pourquoi l’édulcorant aspartame ne favorise pas la perte de poids.
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