Les personnes contraintes à des restrictions alimentaires peuvent, en périodes de Fêtes et au moment des repas, éprouver un sentiment d’exclusion. Cette étude de l'Université Cornell, présentée, révèle une conséquence jusque-là peu documentée des régimes alimentaires, ce sentiment de solitude, qui peut dépasser largement le contexte des repas. Un sentiment qui s’avère comparable au sentiment d'exclusion, parfois ressenti en cas d’appartenance à d’autres minorités.
Les études montrent déjà l’impact de la croissance démographique et de l'augmentation des revenus sur l’augmentation de la demande mondiale de nourriture. Cette équipe de l'Université de Göttingen ajoute un facteur non négligeable à cette projection : l’augmentation de notre taille corporelle (taille et IMC) qui pourrait, elle-aussi, influer considérablement sur nos besoins en calories. Ces chercheurs développent, dans la revue PLoS ONE, 4 scenarii qui tous concluent à l’urgence de politiques qui améliorent l'accès à la nourriture dans les régions actuellement économiquement faibles.
Ce que nous mangeons et quand, modifie nos horloges internes et nos réponses hormonales. De précédentes études ont ainsi montré toute l’importance de la chrononutrition mais aussi de la chronomédicine pour lutter contre le développement de la maladie métabolique. Cette recherche de l'Université de Tel Aviv suggère à nouveau, ici dans la revue Diabetes Care, que manger en phase avec l'horloge biologique pourrait pratiquement remplacer le traitement du diabète.
Plus d'un pays à revenu faible ou intermédiaire sur 3 est confronté à ces 2 extrêmes de la malnutrition, qui reflètent les anomalies de nos systèmes et de nos régimes alimentaires. Ces chercheurs de l’Université de Caroline du Nord qui exposent l’ampleur du problème dans le Lancet, appellent simultanément à de nouvelles approches pour réduire ces 2 fardeaux, de plus en plus corrélés, avec les évolutions extrêmement rapides de nos systèmes alimentaires.
Cette étude pilote menée à l’Université de Californie – San Diego apporte de nouvelles preuves d’efficacité d’une limitation de l’alimentation à une fenêtre de 10 heures chaque jour. Cette forme de jeûne intermittent quotidien permet en effet une perte de poids, une baisse de la pression artérielle et une meilleure gestion des niveaux d'insuline. Ce n’est pas la première étude à mettre en avant les bénéfices métaboliques d’une restriction de la « plage alimentaire » quotidienne.
Cette recherche de l’Hôpital pour enfants du Colorado, qui examine les résultats de fonction physique et nutritionnelle des patients adolescents après une chirurgie de perte de poids, vient ajouter à la preuve d’efficacité de cette intervention chez les plus jeunes, atteints d'obésité morbide. Des preuves importantes en regard de la hausse constante des taux d’obésité pédiatrique, en particulier aux Etats-Unis. Les conclusions, présentées dans la revue Pediatrics, au-delà de souligner des avantages déjà documentés, rappellent l’importance d’une approche multidisciplinaire vis-à-vis de ces jeunes patients obèses.
Un risque réduit de syndrome métabolique c’est-à-dire de différents facteurs cardiovasculaires dont la résistance à l'insuline, l'hypertension et l'obésité est confirmée avec une consommation régulière de café, même modérée, par cette équipe de l’Institute for Scientific Information on Coffee (ISIC). Des résultats qui certes servent la cause de l’Institut, mais sont basés sur l’analyse de la littérature et sont également en ligne avec les conclusions de précédentes études.
Certains sportifs l’ont compris et laissent une large part de leur régime alimentaire aux protéines végétales. Cette méta-analyse, menée au St Michael Hospital (Toronto) pour mettre à jour les lignes directrices de l’European Association for the Study of Diabetes, confirme les bénéfices impressionnants des légumineuses pour la santé cardiaque. Consommer des flageolets, des lentilles, des pois et d’autres légumineuses réduit le risque de maladies cardiovasculaires, de maladies coronariennes et d’hypertension artérielle, selon ces données présentées dans la revue Advances in Nutrition.
Sauter le petit-déjeuner est à nouveau associé à de moins bons résultats scolaires, par cette étude de l’Université de Leeds : les élèves qui déjeunent rarement le matin, lors des jours de classe, obtiennent de bien moins bons résultats au General Certificate of Secondary Education- l’équivalent du brevet en France- que ceux qui prennent régulièrement leur petit-déjeuner. Ces données présentées dans la revue Frontiers in Public Health, confirment le lien entre une bonne nutrition, un bon apprentissage et une bonne cognition, et appellent à élargir les interventions en santé scolaire qui donnent accès à des petits déjeuners gratuits à l’école ou à l’université, aux jeunes les plus démunis.
Plusieurs études ont déjà démontré que les régimes basés sur le jeûne intermittent réduisent un facteur de risque important de maladie cardiovasculaire, le taux de graisses dans le sang. Cette nouvelle étude du Centre médical Intermountain (Salt Lake City), présentée à la Réunion scientifique 2019 de l’American Heart Association (AHA) révèle que le jeûne intermittent augmente la longévité chez les patients éligibles à un cathétérisme cardiaque.
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