Cette huile fréquemment utilisée pour la friture de restauration rapide ou dans la préparation des aliments transformés (Voir visuel ci-dessous) est déjà documentée comme facteur de risque accru d'obésité et de diabète. Cette étude de l’Université de Californie – Riverside montre que sa consommation régulière entraîne aussi des changements génétiques dans le cerveau et pourrait ainsi affecter le risque de troubles neurologiques comme l'autisme, la maladie d'Alzheimer, l'anxiété et la dépression.
Ce que l’on mange a-t-il un impact réel sur notre cerveau ? Si de nombreuses données épidémiologiques mettent en évidence une association entre la nutrition et la santé mentale, la relation de cause à effet et les mécanismes sous-jacents restent encore mal compris. Mais alors que de récents résultats d'études d'intervention suggèrent que la modification de l'alimentation peut participer à la prévention et au traitement des troubles mentaux, et notamment modifier la réponse aux médicaments, il est urgent de mieux comprendre l'impact des différents régimes et aliments sur les processus métaboliques et cellulaires, sur les circuits neuronaux et les processus cognitifs et émotionnels.
Les produits laitiers ont déjà été documentés comme protecteurs contre le diabète et l’obésité. Cette méta-analyse, menée par une équipe de l’Hôpital St. Michael (Toronto) récidive : elle montre, sur un très large échantillon, que les enfants qui boivent du lait entier ont un risque plus faible d'être en surpoids ou obèses. Ces données, présentées dans l’American Journal of Clinical Nutrition, incitent encore une fois à une alimentation -de l’Enfant- basée sur des produits naturels, non transformés.
La caféine peut annuler une partie des risques pour la santé des régimes riches en graisses et en sucre, confirme cette équipe de l’Université de l'Illinois (UI) à Urbana-Champaign, en ligne avec l’idée généralement reçue d’un effet métabolique et perte de poids de la caféine. Ces données, présentées dans le Journal of Functional Foods documentent la caféine, mais aussi le thé maté comme d’excellents agents anti-obésité.
Consommer plus de cétones -un type spécifique d’acides gras- augmente les niveaux de la sirtuine « SIRT3 » ce qui protège les interneurones, et permet de retarder la progression de la maladie d'Alzheimer. C’est la démonstration de cette équipe de la John Hopkins (Baltimore), dans le Journal of Neuroscience, qui, plus largement, réhabilite la piste des interventions alimentaires pour lutter contre le développement des maladies neurodégénérescentes.
De nombreuses études ont maintenant fait le lien entre la pratique de l’exercice et la santé cognitive. Cette recherche de l’Université de l’Iowa documente une nouvelle relation entre la graisse abdominale et la flexibilité mentale -ou la capacité de réflexion. En cause, selon ces travaux présentés dans la revue Brain, Behavior, and Immunity, des changements dans le système immunitaire.
Auriel Willette, professeur de sciences de la nutrition et son équipe suggèrent ainsi que certaines cellules immunitaires, différentes chez les femmes et chez les hommes, pourraient expliquer la relation entre la composition corporelle et l’évolution de la cognition.
Cette recherche, très expérimentale, révèle comment les muscles parlent au cerveau pour réguler le comportement alimentaire. Pour la première fois, ces chercheurs du St.Jude Children's Hospital (Memphis) montrent que le muscle squelettique communique ses besoins nutritionnels au cerveau de manière similaire au tissu adipeux, et mettent en lumière les mécanismes qui régissent ces signaux alimentaires. Des résultats expérimentaux, de travaux menés chez des mouches des fruits, présentés dans la revue Genes & Development, qui trouvent néanmoins, leurs équivalents chez l'Homme.
Peut-on en d’autres termes faire « sérieusement » baisser son taux de cholestérol LDL (ou mauvais cholestérol) en réduisant certains acides gras dans son régime alimentaire ? Si la réponse peut sembler évidente, les études, pour différentes raisons notamment méthodologiques, ne font pas consensus sur ce point. Cette méta-analyse, hyper-rigoureuse confirme cependant une relation dose-dépendante entre le cholestérol alimentaire et les niveaux de cholestérol LDL sanguins.
Antioxydants, polyphénols, flavonoïdes, anthocyanes, tanins, resvératrol, vitamines, bétacarotène, pigments dont lycopène, omega-3 etc…tous ces nutriments bioactifs commencent à être bien documentés comme bénéfiques à la Santé. Mais comment s’y retrouver et mesurer nos apports alimentaires réels ? Cette équipe de l'Université de Reading travaille à l’identification de nouveaux biomarqueurs pour mesurer avec précision l'apport alimentaire en agents bioactifs clés. Deux études, présentées dans les Scientific Reports marquent une toute première étape avec une validation à grande échelle de premiers biomarqueurs objectifs pour l'apport en flavanols (présents en forte concentration dans le chocolat) et en procyanidines (épicatéchine) présentes dans le thé vert.
Cette étude de l’Université de Linköping (Suède) montre toute l’ampleur et la rapidité des effets de l’alimentation sur le sperme et en particulier, sur sa motilité. Ces conclusions, présentées dans la revue PLOS Biology apportent un nouvel aperçu de la fonction du sperme en identifiant la présence de petits fragments d'ARN au rôle clé dans l'expression « épigénique » au sein des cellules de reproduction, et indirectement dans la fertilité.
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