
Les femmes qui suivent fidèlement un régime proche du « Planetary Health Diet », un régime centré sur les végétaux, présentent un risque d’obésité 54 % plus faible pendant cette période plus vulnérable à la prise de poids, la transition ménopausique. Si de plus, elles optent pour un régime à faible index insulinémique, ces femmes prennent encore moins de poids ? conclut cette équipe de nutritionnistes et de gynécologues du Department of Obstetrics and Gynaecology de la NUS Yong Loo Lin School of Medicine (Singapour) et de la Harvard T.H. Chan School of Public Health (Boston).
Une feuille de route nutritionnelle, publiée dans le JAMA Network Open issue de la comparaison de pas moins de 11 modèles alimentaires en période de ménopause.
La ménopause est une transition hormonale et métabolique majeure au cours de laquelle de nombreuses femmes accusent une prise de poids accélérée et un risque accru d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. Si une alimentation saine est reconnue pour soutenir la gestion du poids, les données sur les régimes les plus efficaces au maintien d’un poids de santé, pendant cette transition, restent limitées.
- Ici, le régime à faible index insulinémique est défini comme un régime moins susceptible de provoquer des pics répétés d’insuline, hormone régulatrice de la glycémie et du stockage des graisses. Réduire ces pics répétés pourrait limiter l’accumulation adipocytaire caractéristique de la période péri-ménopausique.
L’un des auteurs principaux, la Pr Zhang Cuilin, chercheur à la NUS Yong Loo Lin School of Medicine, précise :« Adopter un régime à dominante végétale et à faible insulinémie ne nécessite pas de changements drastiques. Il s’agit juste de consommer plus de céréales complètes, de noix, de légumineuses et de légumes, et de réduire les aliments transformés et riches en sodium.
Cette simple orientation alimentaire permet de réduire significativement la prise de poids à long terme ».
L’étude, menée auprès de 38.283 participantes de la Nurses’ Health Study II suivies de 1989 à 2019, analyse leur alimentation via des questionnaires de fréquence alimentaire validés toutes les 4 ans et un suivi du poids corporel sur 6 intervalles de 2 ans, couvrant environ 12 années autour de la ménopause. Au total, plus de 340.000 années-femmes de suivi ont été analysées. 11 schémas alimentaires ainsi que la consommation d’aliments ultra-transformés ont été comparés dans cette même cohorte. L’analyse révèle que :
- les participantes gagnent en moyenne 0,80 kg par an sur la période de suivi et 5.214 développent une obésité ;
- le Planetary Health Diet Index, un régime axé sur les noix, légumineuses, céréales complètes, fruits et légumes, est le schéma le plus fortement associé à un risque réduit d’obésité, avec une réduction de 54 % de ce ridsque chez les participantes qui adhèrent le plus à ce régime ;
- le régime à faible potentiel insulinémique (reverse Empirical Dietary Index for Hyperinsulinemia) est associé à la plus grande réduction du gain de poids annuel, avec 0,28 kg de moins par an vs les régimes à fort potentiel insulinémique ; ce schéma se caractérise par de faibles apports en viandes rouges et transformées, frites, pommes de terre et sodium ;
- un régime riche en viandes rouges et transformées, frites et sodium est associé à un risque presque double d’obésité.
Quelles implications ? Un suivi nutritionnel durant cette période de transition vers la ménopause pourrait aider les femmes à protéger leur santé à long terme et à réduire le risque de maladies chroniques liées à l’obésité.
Source: JAMA Network Open May 27, 2026 DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2026.13102 Dietary patterns and weight gain during the menopausal transition: a long-term cohort study of 38,283 women
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