
Une meilleure adhésion au régime de « santé planétaire », riche en végétaux, est associé à un risque réduit de maladie cardiovasculaire -ici chez des femmes ménopausées. Cette étude, menée par des nutritionnistes de l’University of California, Irvine, présentée lors du Congrès Nutrition 2026 de l’American Society for Nutrition. Les femmes qui suivent le plus rigoureusement ce régime alimentaire bénéficient jusqu’à 28 % de réduction du risque cardiovasculaire
Le régime de santé planétaire, un régime conçu pour préserver à la fois la santé humaine et les écosystèmes terrestres, privilégie les fruits, les légumes, les céréales complètes, les légumineuses, les graisses insaturées et limite les viandes rouges et transformées, les sucres ajoutés, les céréales raffinées et les graisses saturées.
L’enjeu est particulièrement important chez les femmes ménopausées, dont le risque cardiovasculaire augmente, avec cette transition, comme avec l’âge. L’équipe a donc regardé si un tel régime pouvait prévenir ce risque, même en partie, chez ce groupez de femme plus vulnérables et plus âgées.
L’un des auteurs principaux, Donya Shahamati, chercheur en santé publique à l’Université de Californie Irvine, insiste : « Nos résultats suggèrent qu’il n’est pas nécessaire pas besoin de suivre un régime très restrictif pour observer des bénéfices déjà significatifs pour la santé cardiaque ».
L’étude, menée auprès de 66.892 participantes de la Women’s Health Initiative (WHI) s’est étendue sur un suivi de 20 ans. Toutes les participantes étaient exemptes de maladie cardiovasculaire à l’inclusion et disposaient d’informations complètes sur leur alimentation et leurs résultats de santé. À partir d’un questionnaire de fréquence alimentaire, les chercheurs ont calculé pour chaque participante, un score d’adhésion au régime de santé planétaire et ont pris en compte les facteurs de confusion possibles, dont l’âge, l’origine, l’éducation, le revenu, le tabac, l’alcool, l’activité physique, l’indice de masse corporelle et l’apport calorique total. L’analyse révèle que :
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les femmes dont l’alimentation est la plus proche du régime de santé planétaire présentent le risque cardiovasculaire le plus faible ;
- ces participantes présentent également un risque réduit de maladie coronarienne, d’insuffisance cardiaque et d’AVC ;
- leur risque cardiovasculaire est inférieur d’environ 28 % à celui du groupe de participantes le moins assidu ;
- une adhésion même modérée s’accompagne déjà d’une baisse du risque, chaque hausse du score de suivi étant liée à une réduction supplémentaire.
Le bénéfice apparaît donc graduel voire dose-dépendant
« Passer à une alimentation plus végétale et de meilleure qualité peut se faire par de petits paliers réalistes, comme : remplir à moitié son assiette de légumes, remplacer le beurre par de l’avocat ou de l’huile d’olive, choisir des flocons d’avoine ou des céréales complètes au petit-déjeuner, ou s’accorder un repas sans viande une fois par semaine « .
Quelles implications ? Ces résultats plaident pour une évolution progressive et accessible des habitudes alimentaires comme levier de prévention cardiovasculaire, y compris et en particulier, chez les femmes après la ménopause.
Source: Nutrition 2026, American Society for Nutrition July 25, 2026 Plant-forward planetary health diet linked to lower heart disease risk
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